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Napo Lissou, décrypté dans l'oeuvre de Maria Valtorta
"Qui est le plus grand ?" (Marc 9,33)
DÉBAT | Qui, selon vous, est le ou la meilleur(…
"Et après tout, pourquoi ne pas céder un peu encore à cette innocente discussion, somme toute assez distrayante et tellement bonne enfant, "so evangélique" ! "
"Et quoi ? En nous en privant, penserions-nous pouvoir ainsi nous montrer plus parfaits que les Douze eux-mêmes, encore si humains lorsqu'ils suivaient Jésus sur les routes de la Palestine ? Ne serait-ce donc pas plutôt un très grand signe d'orgueil que de vouloir à tout prix l'éviter ? D'autant plus qu'en y cédant, nous ne ferions après tout rien de plus grave qu'une subtile allusion à l'enseignement du Seigneur sur le primat de l'enfance."
"Nous autres "créateurs de contenus", toujours menacés de nous sentir très supérieurs à la plèbe à qui notre travail est destiné - et que deviendrait-elle sans nous ! - cela ne serait-il pas l'occasion rêvée de ménager à la fois : et notre petit orgueil, et notre si profonde humilité ? "
"Pourquoi définitivement renoncer à ce genre de podium, alors que nous avons en Jésus un Arbitre à ce point miséricordieux, nous laissant nous satisfaire de notre image de marque, sans opposer à celà beaucoup plus qu'un simple petit rappel tout bienveillant, tout gentil, sur un esprit d'enfance ne cassant pas trois pattes à un canard, et dont le propre est de pouvoir être remis éternellement au lendemain ?"
"La gloire, c'est maintenant qu'elle se gagne, que diable ! Alors que dans des décennies encore, l'enseignement du Maître sera suffisamment lu et relu, sans que cela contraigne personne à le mettre immédiatement en pratique, hormis les gens sans envergure."
"Il n'y a donc pas plus de mal à faire plaisir ainsi à son égo, que d'apprécier une bonne bière en amicale compagnie, et honni soit qui mal y penserait."
"Mesdames et messieurs, votez donc pour Napo Lissou et sa chaîne "Le Catho" ! Vous y découvrirez :
- comment Tucho Fernandez est en réalité un gentil poupoune qui veille bravement à vos intérêts, en empêchant les méchants abuseurs spirituels de vous abuser en prenant votre foi pour prétexte, et certainement pas l'auteur porno du Vatican chargé de souiller l'Eglise catholique par d'ignobles hérésies morales !
Inattendu, non ? Ben ouais, c'est ça : "Le Catho", il est meilleurs que tout le monde :)
- Mesdames et messieurs ! Pourrr la prrrremière fois, le saviez-vous ? Ce sera un INDOU DE L'INDE qui sera chargé de dialoguer en votre nom ... avec les autrrrrres rreligions !!! ( ce n'est nullement le propos des Evangiles ni d'ailleurs le vôtre, et le pauvre cardinal en tremble lui-même dans ses souliers, mais on s'en fout, ça fait du buzz, c'est bon à prendre. )
- Mais ce n'est pas tout ! Ne partez pas ! Vous êtes amateurs de scène choquantes ? Napo Lissou a ce qu'il vous faut : un monsieur tout nu et armé jusqu'aux dents qui se fait abattre dans une église ?! Ca, c'est du lourd, ça pète, ça claque, ça buzz.
- Et que diriez-vous de connaître le tout dernier taux de popularité de François en Italie ? Alors, les nazes ! ( j'emploie ce terme fleuri, au plus près de ceux employés par NL envers ses contradicteurs, ndt ) vous pensiez qu'il était au plus bas ? Pas du tout, bandes de protestants : il est de 76 % !! 76 %, qui dit mieux !? Ca vous en bouche un coin, les rétrogrades ? Ben oui, vous êtes sur "Le Catho", c'est le meilleurs, c'est lui le champion.
- Mais THE bonne idée, celle qui va vous rendre fous du site "Le Catho" de Napo Lissou : c'est d'y mettre à disposition des visiteurs un chatbot : ainsi, vous allez pouvoir vous délecter de vos informations les plus croustillantes, et pouvoir en même temps consulter l'IA sans même devoir bouger de votre site préféré, car c'est le meilleurs, le plus beau, le mieux pensé, spécialement pour vous qui allez voter pour lui."
---> Mais au fait : et si toute cette petite excitation de vaine recherche de popularité n'était pas si chrétienne que ça, pas si innocente qu'elle voudrait en avoir l'air ?
Comment s'en rendre mieux compte ? ... Peut-être en lisant l'oeuvre révélée par notre Seigneur Jésus-Christ à sa servante Maria Valtorta, qui nous apportera des précisions supplémentaires éclairantes sur le fameux passage des apôtres discutants à propos de qui était le plus grand.
Car en réalité : qui est à l'origine de cette très vaine discussion, semant la zizanie parmi les apôtres en gonflant leur amour propre ? C'est Judas, le traître.
EMV 352.5 - Le petit Benjamin - Instructions sur “le plus grand” et sur “les tout-petits”, modèles à ne pas scandaliser.
- Je vois Jésus qui suit un chemin de campagne suivi et entouré de ses apôtres et des disciples.
Le lac de Galilée brille pas très loin tranquille et azuré sous un beau soleil de printemps ou d'automne car il n'est pas violent comme un soleil d'été. Mais je dirais que c'est le printemps car la nature est très fraîche et elle n'a pas ces tons dorés et mourants que l'on voit en automne.
Il semble qu'à l'approche du soir, Jésus se retire dans la maison hospitalière et se dirige par conséquent vers la ville que l'on voit apparaître déjà. Jésus, comme il arrive souvent, est à quelques pas en avant des disciples. Deux ou trois, pas plus, mais assez pour pouvoir s'isoler dans ses pensées, ayant besoin de silence après une journée d'évangélisation. Il chemine absorbé, avec dans la main droite un rameau vert, certainement cueilli dans quelque buisson avec lequel il fouette légèrement, perdu dans ses pensées, les herbes de la berge.
Derrière Lui, au contraire, les disciples parlent avec animation. Ils rappellent les événements de la journée et ils n'ont pas la main trop légère pour apprécier les défauts d'autrui et les méchancetés d'autrui. Tous critiquent plus ou moins le fait que ceux qui sont chargés de la perception du tribut pour le Temple aient voulu être payés par Jésus.
Pierre, toujours véhément, soutient que c'est un sacrilège parce que le Messie n'est pas tenu de payer le tribut :
"C'est comme si on voulait que Dieu se paie Lui-même, dit-il. Et cela n'est pas juste. Si, ensuite, ils croient que Lui n'est pas le Messie, cela devient un sacrilège."
Jésus se tourne un instant et il dit :
"Simon, Simon, il y en aura tant qui douteront de Moi ! Même parmi ceux qui croient que leur foi en Moi est assurée et inébranlable. Ne juge pas les frères, Simon. Commence par te juger toi-même."
Judas, avec un sourire ironique, dit à Pierre qui humilié a baissé la tête :
"Ceci est pour toi. Parce que tu es le plus âgé tu veux toujours faire le docteur. Il n'est pas dit qu'il faille juger le mérite d'après l'âge. Parmi nous, il y en a qui te sont supérieurs pour le savoir et la position sociale."
Il s'allume une discussion sur les mérites respectifs. Tel se vante d'avoir été parmi les premiers disciples, tel appuie son mérite sur la situation qu'il a quittée pour suivre Jésus, tel dit que personne comme lui n'a des droits parce que personne ne s'est converti comme lui, en passant de la situation de publicain à celle de disciple. La discussion se prolonge, et si je ne craignais pas d'offenser les apôtres, je dirais qu'elle prend les allures d'un véritable procès.
Jésus s'en désintéresse. Il semble n'entendre plus rien. Entre temps on est arrivé aux premières maisons de la ville que je sais être Capharnaüm. Jésus continue et les autres par derrière sont toujours en discussion.
Un enfant de sept à huit ans court derrière Jésus en sautant. Il le rejoint en dépassant le groupe plus qu'animé des apôtres. C'est un bel enfant aux cheveux châtains foncés tout bouclés, courts. Dans son visage brun, il a deux yeux noirs intelligents. Il appelle avec familiarité le Maître, comme s'il le connaissait bien.
"Jésus ! dit-il. Laisse-moi venir avec Toi jusqu'à ta maison, veux-tu ?"
"Ta mère le sait-elle ?" demande Jésus en le regardant avec un doux sourire.
"Elle le sait."
"En vérité ?" Jésus, tout en souriant, le regarde d'un regard pénétrant.
"Oui, Jésus, en vérité."
"Alors, viens."
L'enfant fait un saut de joie et prend la main gauche de Jésus qui la lui présente. C'est avec une amoureuse confiance que l’enfant met sa petite main brune dans la longue main de mon Jésus. Moi, je voudrais bien en faire autant !
"Raconte-moi une belle parabole, Jésus" dit l'enfant en sautant aux côtés du Maître et en le regardant par en dessous avec un petit visage qui resplendit de joie.
Jésus aussi le regarde avec un sourire joyeux qui Lui fait entrouvrir la bouche qu'ombragent des moustaches et une barbe blonde-rousse que le soleil fait briller comme si c'était de l'or. Ses yeux de saphir foncé rient de joie quand il regarde l'enfant.
"Qu'en fais-tu de la parabole ? Ce n'est pas un jeu."
"C'est plus beau qu'un jeu. Quand je vais dormir, j'y pense, et puis j'en rêve et le lendemain je m'en souviens et je me la redis pour être bon. Elle me rend bon."
"Tu t'en souviens ?"
"Oui. Veux-tu que je te dise toutes celles que tu m'as dites ?"
"Tu es brave, Benjamin, plus que les hommes qui oublient. En récompense, je te dirai la parabole."
L'enfant ne saute plus. Il marche, sérieux, attentif comme un adulte, et il ne perd pas un mot, pas une inflexion de la voix de Jésus qu'il regarde avec attention, sans même prendre garde où il met ses pieds.
"Un berger qui était très bon apprit qu'il y avait dans un endroit de la création un grand nombre de brebis abandonnées par des bergers qui n'étaient guère bons. Elles étaient en danger sur de mauvais chemins et dans des herbages empoisonnés et elles s'en allaient de plus en plus vers de sombres ravins. Il vint dans cet endroit et, sacrifiant tout son avoir, il acheta ces brebis et ces agneaux.
Il voulait les amener dans son royaume, parce que ce berger était roi aussi comme l'ont été de nombreux rois en Israël. Dans son royaume, ces brebis et ces agneaux auraient tant de pâturages sains, tant d'eaux fraîches et pures, des chemins sûrs et des abris solides contre les voleurs et les loups féroces. Alors ce berger rassembla ses brebis et ses agneaux et il leur dit : "Je suis venu pour vous sauver, pour vous amener là où vous ne souffrirez plus, où vous ne connaîtrez plus les embûches et les douleurs, Aimez-moi, suivez-moi, car je vous aime tant et, pour vous avoir, je me suis sacrifié de toutes manières. Mais si vous m'aimez, mon sacrifice ne me pèsera pas. Suivez-moi et allons". Et le berger en avant, les brebis à la suite, prirent le chemin vers le royaume de la joie.
À chaque instant, le berger se retournait pour voir si elles le suivaient, pour exhorter celles qui étaient fatiguées, encourager celles qui perdaient confiance, pour secourir les malades, caresser les agneaux. Comme il les aimait ! Il leur donnait son pain et son sel. Il commençait par goûter l'eau des sources pour voir si elle était saine et la bénissait pour la rendre sainte.
Mais les brebis - le crois-tu, Benjamin ? - les brebis, après quelque temps se lassèrent. Une d'abord, puis deux, puis dix, puis cent restèrent en arrière à brouter l'herbe jusqu'à s'empiffrer au point de ne plus se mouvoir et se couchèrent, fatiguées et repues, dans la poussière et dans la boue. D'autres se penchèrent sur les précipices, malgré les paroles du berger : "Ne le faites pas". Comme il se mettait là où il y avait un plus grand danger, pour les empêcher d'y aller, certaines le bousculèrent avec leurs têtes arrogantes et plus d'une fois essayèrent de le jeter au fond. Ainsi beaucoup finirent dans les ravins et moururent misérablement. D'autres se battirent à coups de cornes et de têtes, et se tuèrent entre elles.
Seul un agnelet ne s'écarta jamais. Il courait en bêlant et il disait par son bêlement au berger : "Je t'aime". Il courait derrière le bon berger et quand ils arrivèrent à la porte de son royaume, il n'y avait qu'eux deux : le berger et l'agnelet fidèle. Alors le berger ne dit pas : "Entre", mais il dit : "Viens" et il le prit sur sa poitrine, dans ses bras, et il l'amena à l'intérieur en appelant tous ses sujets et en leur disant : "Voici. Celui-ci m'aime. Je veux qu'il soit avec Moi pour toujours. Et vous aimez-le, car c'est celui que préfère mon cœur".
La parabole est finie, Benjamin. Maintenant peux-tu me dire quel est ce bon berger ?"

"C'est Toi, Jésus."
"Et cet agnelet, qui est-ce ?"
"C'est moi, Jésus."
"Mais maintenant je vais partir. Tu m'oublieras."
"Non, Jésus, je ne t'oublierai pas parce que je t'aime."
"Ton amour disparaîtra quand tu ne me verras plus."
"Je me dirai à moi-même les paroles que tu m'as dites, et ce sera comme si tu étais présent. Je t'aimerai et je t'obéirai de cette façon. Et, dis-moi, Jésus : Toi, tu te souviendras de Benjamin ?"
"Toujours."
"Comment feras-tu pour te souvenir ?"
"Je me dirai que tu m'as promis de m'aimer et de m'obéir, et je me souviendrai ainsi de toi."
"Et tu me donneras ton Royaume ?"
"Si tu seras bon, oui."
"Je serai bon."
"Comment feras-tu ? La vie est longue."
"Mais aussi tes paroles sont si bonnes. Si je me les dis et si je fais ce qu'elles me disent de faire, je me garderai bon toute ma vie. Et je le ferai parce que je t'aime. Quand on aime bien, ce n'est pas fatigant d'être bon. Je ne me fatigue pas d'obéir à maman, parce que je l'aime bien. Je ne me fatiguerai pas d'être obéissant pour Toi, parce que je t'aime bien."
Jésus s'est arrêté pour regarder le petit visage enflammé par l'amour plus que par le soleil. La joie de Jésus est si vive qu'il semble qu'un autre soleil se soit allumé en son âme et irradie par ses pupilles. Il se penche et dépose un baiser sur le front de l'enfant.
Jésus s'est arrêté devant une petite maison modeste, avec un puits devant. Il va ensuite s'asseoir près du puits et c'est là que le rejoignent les disciples, qui sont encore en train de mesurer leurs prérogatives respectives.
Jésus les regarde, puis il les appelle :
"Venez autour de Moi, et écoutez le dernier enseignement de la journée, vous qui célébrez sans cesse vos mérites et pensez à vous adjuger une place en rapport avec eux. Vous voyez cet enfant ? Lui est dans la vérité plus que vous. Son innocence lui donne les clefs pour ouvrir les portes de mon Royaume. Lui a compris, dans sa simplicité de tout petit, que c'est dans l'amour que se trouve la force de devenir grand et dans l'obéissance par amour celle d'entrer dans mon Royaume. Soyez simples, humbles, aimants d'un amour que vous ne donniez pas qu'à Moi mais que vous partagiez entre vous, obéissant à mes paroles, à toutes, même à celles-ci, si vous voulez arriver là où entreront ces innocents. Apprenez auprès des petits. Le Père leur révèle la vérité comme Il ne la révèle pas aux sages."
Jésus parle en tenant Benjamin debout contre ses genoux et il lui tient les mains sur les épaules. En ce moment le visage de Jésus est plein de majesté. Il est sérieux, pas courroucé, mais sérieux. C'est vraiment le Maître. Le dernier rayon de soleil nimbe sa tête blonde.
La vision s'arrête pour moi ici, en me laissant pleine de douceur dans mes souffrances.
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Laissons donc ceux qui initient des concours de grandeurs en prétextant que ce ne serait finalement pas si grave, pas si éloigné de l'exemple des apôtres, méditer sur l'origine première de cette fameuse discussion dans l'Evangile, et s'ils le peuvent encore, en éprouver honte et contrition.
Puisse le Seigneur le leur accorder pour le salut de leur âme +

11,2 k
France Vappereau

Très cher apvs, je savoure le ton de ce délicieux préambule et de tout ce qui s'ensuit , pertinemment médité et extrêmement bien pensé et tellement bien écrit......et il faut le dire et insister, vraiment mérité pour l'intéressé en question.
Vous avez touché juste, et c'est en profondeur.
Le véritable désir d'unité n'exige pas ces provocations permanentes.....et ostentatoires.
Et l'exemple puisé dans cet extrait magnifique de l'EMV est inspiré.
Un très grand merci
Cela remonte le niveau, je commençais à désespérer.(Non, c'est une boutade mais quand même )